Chômage: même pas peur!

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Depuis mardi, je ne suis plus employée, je ne suis plus sous préavis, je suis officiellement chômeuse. CHOMEUSE! CHOMEUSE! CHOMEUSE! Et qui dit CHOMEUSE dit bureau de chômage ou, si t’as de la chance de leur verser des sous chaque mois, le syndicat. Même lors de mon licenciement, j’y ai jamais mis les pieds. J’ai eu la chance de pouvoir compter sur un ami DRH (devenu mon coach) et sur la déléguée syndicale de ma boîte. Chouchoutée, oui, enfin, vu les circonstances, je ne sais pas si on peut appeler ça comme ça.
Comme les vraies, j’y vais avec mes gosses. La différence, c’est que les vraies, elles ne leur disent pas de prendre un puzzle pour s’occuper. Moi, je sais pas que t’as pas beaucoup l’occasion de t’asseoir, que t’as pas de tables basses, que tes gamines vont perdre leurs pièces. Un peu comme j’ai l’impression de perdre la tête depuis que j’ai franchi la porte. Aucune pancarte, aucun affichage, aucune devanture: heureusement que j’ai bien noté l’adresse. Première étape: la file… pour prendre un ticket. 20 minutes. Puis, re-20 minutes. « Votre employeur s’est trompé en remplissant votre C4, mais si vous avez les autres papiers, c’est bien. » Bonne élève, oui. Mais on ne rigole pas. En partant, j’ai osé un « Allez, une nouvelle vie commence! ». J’ai deviné un sourire derrière la moustache et la tête déjà penchée sur un nouveau dossier, mais c’était peut-être un reflet.
Et puis, j’ai ma carte bleue maintenant. Y a pas celle-là à la Coupe du Monde, hein. Celle-là, c’est pas un avertissement. C’est un peu comme la rouge: t’es disqualifié, tu dois quitter le terrain. Prochain match, quoi qu’il arrive, je ne serai pas sur le banc. Promis!

Coup de stress

« Maman, j’ai faim! » « Je ne comprends pas quand tu parles comme ça. Si tu veux quelque chose, demande-le. » « J’ai faim, s’il vous plaît » Et soudain, imaginer ton enfant de 3 ans dans le métro la main tendue. Oui, j’ai été … Lire la suite

Au poids

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Parmi mes belles découvertes de cette année off, il y a le magasin de fringues au kilo des Marolles, dans l’ancien café Melting Pot (qui existait vraiment donc). Tout à 6 ou 7 euros le kilo. A la caisse, une balance, bien entendu. Quand on me complimente sur mon sac, je réponds « 300 g! ».

J’adore ce concept. Il pourrait s’étendre à plein de choses. Etre payée au poids, ce serait cool. Je dis ça parce que j’ai pris 5 kilos cette année et que j’hésite à faire régime avant de trouver un job. Ce ne sera pas facile de garder le cap. Surtout cet été. Les copines te proposent plus facilement des salades. Il n’y a plus le rituel de la glace après l’école. Le chocolat, ça fond dans mon sac quand il fait chaud.

Je ne peux même pas tricher en montrant un certificat de poids d’avant. J’ai jamais pesé autant que maintenant. Peut-être enceinte, c’est vrai. Ah ben non, le carnet médical de Pichepote m’informe que non. Peut-être que si la pesée se fait à la signature du contrat, j’ai mes chances. Ils vendent des poids de chevilles qu’on peut cacher sous son pantalon chez Decathlon, non? Mais oui, comme dans les magazines quand tu vois Madonna faire son shopping. Ah ben, non, ça me ferait faire du sport sans le vouloir, ces machins-là. Pfff… je préfère le salaire en fonction de l’expérience, finalement.

L’élu

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C’est celui qui a eu le job que tu voulais. A priori, il n’y a aucune raison que tu connaisses un jour son nom. A moins d’une belle proclamation des résultats façon « And the winner is » ou d’une présence assidue sur les réseaux sociaux.
 
Et vlan, LinkdIn te balance un « Envoyez vos félicitations ». Quoi? C’est une blague? Mais qu’est-ce qu’il a de plus que moi? Ah, oui… bon, c’est vrai, mais n’empêche… pfff… Et puis, rvlan, Machin annonce la nouvelle sur Facebook. Je ne savais même pas que tu cherchais. Pistonné! Fayot! Chouchou! Moi aussi, j’apporterai des Chokotoffs à mon entretien la prochaine fois. Et je mettrai mon badge « You need me » avec la tête de Miss Piggy parce qu’en tout chef sommeille un Kermit.
 
Quand il t’arrive de sympathiser avec quelqu’un en salle d’attente d’entretien, souhaite toujours bonne chance en croisant tes doigts dans ton dos. Ne demande pas son nom. Tu serais trop tenté d’aller voir son profil LinkedIn et de souffrir pour rien. Quand t’es en outplacement, ne partage pas tes bons filons en séance collective quand il y a un potentiel concurrent dans la salle. Tu le repères vite: c’est celui qui prends des notes en souriant bêtement. S’il te demande jusque quand on peut postuler, simule une grosse gastro et file aux toilettes. Non, mais c’est vrai, quoi! En voyage pré-élection Miss Belgique, aucune candidate n’a jamais expliqué à une autre le truc pour poser son mascara sans faire de paquets, quoi!
 

Oui, mais est-ce que…?

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. Est-ce qu’on peut attraper une tendinite en poussant trop souvent son enfant à la balançoire?

. Est-ce qu’un blog rédigé comme une thérapie peut être sponsorisé par une mutuelle?

. Est-ce grave de continuer à s’occuper des tâches ménagères le soir alors qu’on ne bosse pas en journée?

. Est-ce que je peux venir m’installer derrière un ordi chez un recruteur qui n’a jamais clairement dit non à ma candidature?

. Est-ce que les glaces après l’école peuvent être comptées dans l’apport quotidien de calcium de mes enfants?

. Est-ce que je dois porter plainte à l’Organisation Mondiale de la Santé parce que mon prof de sport m’a proposé un bonbon avant ma séance (et en a mangé un aussi!)?

. Est-ce que l’ONEM me paiera plus si je cite leur nom dans tous mes prochains posts?

…. Et surtout, c’est à partir de combien de cheveux blancs qu’on doit faire une colo, m’sieur?

Carnet de bal

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Chercher du boulot, c’est du boulot. La nana des RH qui m’a fait signer ma convention de départ me parlait de 35 h/semaine. J’ai pensé qu’elle exagérait, mais je n’en suis pas si loin. Pour m’aider: un gros carnet. J’ai commencé par y noter, domaine par domaine, les personnes de mon réseau à contacter. En y précisant, à chaque fois, la date de prise de contact, la réponse si réponse, la date de la réponse et un lien éventuel vers quelqu’un d’autre. Quand j’ai vraiment postulé, j’ai fait pareil avec les réponses aux annonces et les candidatures spontanées en fluotant les pistes qui donnaient quelque chose. Du boulot, oui. Et en plus, faut caser des lunchs avec des copines entre tout ça…
Ce carnet me permet une vue d’ensemble motivante – enfin, motivante quand très fluotée – et surtout un bel évitage de bug. Je ne recontacte ainsi jamais la même personne. Euh… si, parfois, mais c’est fait exprès. Bah quoi, personne ne t’en voudra si tu accuses un problème de mail: « Ma boîte mail ayant eu quelques soucis ces dernières semaines, je me permets de vous renvoyer ce message. ». Précaution, prévoyance, pas d’harcèlement. Jamais. Même si j’avoue que ça peut fonctionner. Lors d’un de mes derniers entretiens, j’ai ainsi eu droit à un « Vous avez bien fait d’insister! ». Sourire poli plein d’incompréhension. De retour à la maison, plongée dans mon carnet pour découvrir que, oui, j’avais bien contacté 2 fois cette personne. Mon bug: l’avoir notée une fois sous son nom et, une autre fois, sous le nom de sa société. Un carnet, c’est bien. 8 h de sommeil par nuit aussi. Même quand t’as pas une réu à 9 h avec ton chef de service ou un dossier important à envoyer à un client.
 
Bon, j’y retourne, j’ai 3 appels en absence, des post-its à gérer et j’ai pas encore mangé. Vivement un job, pour souffler un peu!

Impair et passe

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« Je regarde le foot ce soir »
« Moi, je vais me faire 100 euros »
« … »
« J’écris des piges en attendant un vrai job. T’as oublié? »
 
Comment faire battre très fort le cœur de ton homme…